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La polypathologie touche environ une personne sur trois de 85 ans et plus

Crédit: iStock/Eva-Katalin

Parmi ces personnes âgées, les pathologies le plus fréquemment rencontrées sont le diabète, les maladies coronaires et les démences, selon les données portant sur le régime général de l'assurance maladie figurant dans son rapport annuel sur les charges et produits.

La première partie du rapport annuel sur les charges et produits de l'assurance maladie pour 2019, adopté le 5 juillet, est consacrée à la cartographie des dépenses par grands types de pathologies et de processus de soins, qui analyse les remboursements de 57,5 millions de bénéficiaires du régime général enregistrés dans le système national des données de santé (SNDS) entre 2012 et 2016.
L'un des chapitres traite de la polypathologie, définie "comme la présence simultanée de plusieurs pathologies chez le même individu" (hors comorbidité). En 2016, elle concernait 42,2% des hommes et 31,1% des femmes âgés de 85 ans et plus.
Fréquence de la polypathologie et évolution entre 2012 et 2016, selon l'âge et le sexe
Entre 45 et 85 ans dominent le diabète et les pathologies coronaires. Et à partir de 85 ans, la démence et l'insuffisance cardiaque prennent le pas.
La Caisse nationale de l'assurance maladie (Cnam) dresse dans sa cartographie les associations les plus fréquentes en fonction de l'âge.
A partir de 85 ans, les combinaisons de pathologies les plus fréquentes sont le diabète et les maladies coronaires, le diabète et les démences, dont la maladie d'Alzheimer, et enfin la combinaison diabète, maladies coronaires et insuffisance cardiaque.

Hausse de 3,6% des dépenses en 4 ans pour les maladies neurodégénératives

Sur les 137 milliards d'euros de dépenses remboursées en 2016 (dont 57,1 milliards pour les soins de ville et 61 milliards pour les soins hospitaliers), les pathologies chroniques représentent 60% de la dépense. La hiérarchie des dépenses reste globalement stable par rapport aux années précédentes.
En excluant le principal poste, concernant les hospitalisations ponctuelles (31,1 milliards d'euros, 23%), le premier groupe de pathologies demeure celui des maladies psychiatriques ou traitements psychotropes (19,8 milliards, 14%).
Viennent ensuite les cancers (14,7 milliards d'euros, 11%), les maladies cardioneurovasculaires (13,4 milliards, 10%), les soins courants (14 milliards, 10%), la maternité (7,8 milliards, 6%), le diabète (6,8 milliards, 5%), les maladies neurologiques ou neurodégénératives (6,2 milliards, 5%), les maladies inflammatoires ou rares, VIH ou sida (5,2 milliards, 4%) et les traitements du risque vasculaire (4,9 milliards, 4%).
Environ 20 millions de personnes ont reçu des soins liés à au moins un problème de santé chronique (35% du régime général), quand près de 31,5 millions (55%) ont reçu des soins qualifiés de "courants" en 2016, ce qui représente une proportion stable.
Le contraste des situations demeure entre les groupes rassemblant une population nombreuse avec un coût de traitement unitaire faible (hypertension artérielle), et des groupes où la dépense est liée au coût important des soins (infarctus, AVC, décompensation d'insuffisance cardiaque).
Les dépenses ont progressé de 11% entre 2012 et 2016, note la Cnam, qui observe les dynamiques les plus soutenues dans les maladies du foie ou du pancréas (+8,4%), les autres affections de longue durée (ALD) (+5,5%), les maladies inflammatoires, rares, VIH ou sida (+5,3%), les cancers (+4,2%), et les maladies neurodégénératives (+3,6%).
La Cnam affine sa cartographie sur certaines pathologies, relevant par exemple une augmentation des effectifs, entre 2012 et 2016, touchés par les maladies cardioneurovasculaires et le diabète. Elle constate pour ces pathologies, qui concernent essentiellement des personnes âgées, un taux de croissance annuel moyen sur la période "de l’ordre de 3%/an".
L'assurance maladie prévoit la réalisation de 2,01 milliards d'euros d'économies sur les dépenses d'assurance maladie en 2019 dans le cadre de la préparation du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS). Elle annonce sa volonté d'agir à nouveau sur l'efficience des prescriptions.
vg/nc/cbe/nc

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