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L'amélioration de la qualité de l'air liée à une baisse du déclin cognitif et du risque de démence

Crédit: Shutterstock

Des données de cohorte mettent en évidence un risque réduit de démences toutes causes et de maladie d'Alzheimer chez les personnes exposées à un air de meilleure qualité, moins concentré en particules fines et en dioxyde d'azote.

"On sait depuis quelque temps que la pollution de l'air est néfaste pour notre cerveau et notre santé en général, et qu'il y a un lien avec la formation d'amyloïde dans le cerveau", a déclaré la directrice des programmes scientifiques de l'association, Claire Sexton, citée dans un communiqué de l'Alzheimer's Association diffusé fin juillet à l'occasion de son congrès international, l'AAIC.
"Mais ce qui est exaltant, c'est de voir qu'on a maintenant des données qui montrent qu'améliorer la qualité de l'air peut effectivement réduire le risque de démence."
L'association a sélectionné trois études présentées au congrès et portant sur le sujet. La première est une étude de cohorte américaine menée par Xinhui Wang de l'université de Californie du Sud à Los Angeles et ses collègues, qui vise à évaluer l'effet d'une réduction des particules fines PM2.5 et du dioxyde d'azote (NO₂) sur les fonctions cognitives et le risque de démence de femmes âgées.
Les chercheurs rappellent en effet dans l'introduction de leur résumé que si l'amélioration de la qualité de l'air a été associée à une mortalité réduite et à une fonction respiratoire améliorée, aucune étude n'a pour l'heure étudié son association avec l'état des fonctions cognitives.
Leur travail a été mené entre 2008 et 2018 chez plus de 2.000 femmes âgées de 74 à 92 ans issues de la Women's Health Initiative Memory Study-Epidemiology of Cognitive Health Outcomes (WHIMS-ECHO) et ne souffrant pas de démence à l'inclusion.
Les tests évaluant les fonctions cognitives (test téléphonique des performances cognitives TICS et test d'apprentissage verbal CVLT pour la mémoire épisodique) ont été réalisés à un rythme annuel, et l'estimation des niveaux de pollution atmosphérique au cours des dix ans précédant l'inclusion a été faite à partir de modèles mathématiques, sur la base de l'adresse de résidence.
Dans l'ensemble, la qualité de l'air s'était améliorée au cours des dix années précédant le début de l'étude, rapportent les chercheurs.
Au cours d'un suivi médian de 6 ans, 398 cas incidents de démence ont été diagnostiqués, et les performances cognitives et la mémoire épisodique des participantes ont dans l'ensemble décliné de façon significative.
Mais chez celles qui vivaient dans un lieu où la qualité de l'air s'était davantage améliorée, le risque de démence lié à l'exposition aux PM2.5 était réduit de 14%, tandis que celui lié à l'exposition au NO₂ l'était de 26%, est-il résumé dans le communiqué. Soit, pour ces participantes, l'équivalent du risque de démence présenté par des femmes de 2 à 3 ans plus jeunes, notent les chercheurs dans leur résumé.
Les performances cognitives et la mémoire épisodique étaient elles aussi davantage préservées chez les femmes vivant là où la qualité de l'air était meilleure, le bénéfice étant l'équivalent de 1 ou 2 ans d'âge.
Il est précisé que ces bénéfices n'étaient pas modifiés de façon importante par l'âge, le niveau d'instruction, la zone géographique et les facteurs de risque cardiovasculaire.

Des résultats similaires dans une cohorte française

Noémie Letellier de l'université de Californie à San Diego et ses collègues ont conduit une étude comparable, visant à étudier les liens entre l'exposition à la pollution de l'air et le risque de démence à partir des données de la cohorte française des Trois cités, qui regroupe plus de 7.000 participants âgés de 65 ans et plus (73 ans en médiane).
Entre 1990 et 2000, soit au cours des dix ans précédant l'inclusion, la concentration des PM2.5 dans l'air avait diminué de 12,2 µg/m3 en médiane.
Les chercheurs ont observé que la réduction sur 10 ans de la concentration en PM2.5 était associée, pour chaque µg/m³ de baisse, à un risque réduit de 15% de démence toutes causes et de 17% de maladie d'Alzheimer.
Cela signifie qu'"environ 197 cas en moins de démences tous types pour 100.000 personnes-années pourraient être attribués à la baisse des PM2.5", soulignent les chercheurs dans leur résumé.
Ils concluent que leurs données "mettent en évidence les bénéfices potentiellement substantiels de la réduction de la pollution de l'air pour prévenir la démence".
La dernière étude sélectionnée par le congrès est celle de Christina Park de l'université de Washington et ses collègues qui, à partir d'une cohorte américaine de plus de 3.000 participants âgés de 75 ans et plus, ont eu pour objectif d'évaluer la relation entre l'exposition à la pollution de l'air et les taux d'amyloïde dans le plasma.
Les participants étaient issus de la cohorte Ginkgo Evaluation of Memory Study et ne présentaient pas de démence à l'inclusion. Leur taux plasmatique en Aβ1-40 a été mesuré en 2000-2002 puis 2007-2008. Des modèles spatiotemporels ont été utilisés pour estimer les niveaux de PM2.5, PM10 et NO₂ en fonction de l'adresse de résidence.
Les chercheurs ont identifié une association positive entre le niveau de PM10 et le taux d'Aβ1-40 dans le plasma à l'inclusion, avec une différence de 1,8% pour chaque augmentation de 3 µg/m3 de PM10. Cette association était retrouvée au cours du suivi, avec une différence de 5,2%.
Les résultats étaient comparables pour les PM2.5 et le NO₂, indiquent les chercheurs.
Ils concluent que ces résultats fournissent la première preuve épidémiologique que les concentrations à long terme de PM2.5, PM10 et NO₂ sont associées à une hausse de l'Aβ1-40.
Cela révèle "une possible connexion biologique entre la qualité de l'air et les changements physiques au niveau cérébral qui définissent une maladie d'Alzheimer", est-il pointé dans le communiqué de l'AAIC.
sb/ab/cbe/nc

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