Une question ? Appelez le 01 48 06 54 92  

 

gerontonews.com

Testez gratuitement pendant 1 mois

testez-nous

Démence: les activités de loisirs actifs semblent avoir un effet protecteur

Les activités physiques comme la marche, ou cognitives comme la lecture, ou encore sociales telles que faire du bénévolat, semblent avoir un effet protecteur contre le risque de démence, tandis que les activités sédentaires et passives augmentent ce risque, selon deux études, l'une américaine et l'autre chinoise.

Malgré les nombreux travaux montrant les bénéfices de l'activité et l'exercice physique sur le cerveau et le risque de démence, le niveau d'engagement de la population a peu augmenté. Inversement, les effets de la sédentarité ont été moins étudiés, constatent le Pr David Raichlen de l'University of Southern California à Los Angeles et ses collègues dans Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).
Pour mieux apprécier l'effet de la sédentarité et des différents comportements associés, en particulier regarder la télévision et utiliser un ordinateur, sur le risque de démence, ils ont utilisé les données de la UK Biobank, la plus grande cohorte prospective d'adultes vivant chez eux à inclure des déclarations sur les comportements sédentaires et l'activité physique et un suivi médical.
L'analyse a porté sur 146.651 participants âgés en moyenne de 64,5 ans à l'inclusion (49,7% de femmes) parmi lesquels 3.507 ont développé une démence au cours d'un suivi de 11,9 ans en moyenne.
Après ajustement sur l'âge et le sexe, l'activité physique était associée à une diminution statistiquement significative du risque de démence incidente, de 4% par rapport à l'absence d'activité physique, alors que regarder la télévision était associé à une hausse de 31% de ce risque et utiliser un ordinateur à une baisse de 20%.
Lorsque les participants étaient répartis en trois groupes selon leur niveau d'activité, là encore, ceux qui regardaient le plus la télévision avaient un risque accru de développer une démence, de 28% par rapport à ceux qui la regardaient le moins. Inversement, les participants des tertiles le plus important et intermédiaire pour l'ordinateur présentaient un risque de démence réduit par rapport à ceux du tertile le plus bas, de respectivement 30% et 37%.
Les autres analyses réalisées, en tenant compte d'autres facteurs potentiels de confusion comme l'obésité, la consommation d'alcool et le type d'emploi, ont donné des résultats similaires.
Les chercheurs ont également observé que les personnes qui regardent la télévision conservent un risque accru de démence même lorsqu'elles ont par ailleurs une activité physique, un niveau élevé apportant un léger effet protecteur. De manière similaire, chez les personnes qui ont une activité physique, une utilisation moins importante d'un ordinateur est associée à un risque accru de démence.
Ces résultats suggèrent qu'indépendamment du niveau d'activité physique, il semble possible de réduire le risque de démence en focalisant les efforts sur la réduction du temps passé à regarder la télévision, activité cognitive passive, et sur l'augmentation du temps passé à des comportements sédentaires mais plus cognitivement actifs, concluent les chercheurs.

Bénéfice des activités de loisirs

Dans Neurology, le Dr Sizhen Su du 6e hôpital universitaire de Pékin et ses collègues se sont intéressés aux activités de loisirs comme facteurs de risque modifiables de démence. Il s'agissait pour eux d'identifier lesquels précisément étaient associés au développement d'une démence.
Pour cela, ils ont réalisé une revue systématique de la littérature et mené une méta-analyse de 38 études longitudinales, portant sur un total de quelque 2,15 millions de personnes parmi lesquelles 74.700 ont développé une démence toutes causes (avec notamment 2.848 cas de maladie d'Alzheimer et 1.423 cas de démence vasculaire).
Les résultats confirment l'effet protecteur des activités de loisir physiques (marche, randonnées, course, nage, vélo, jeux de raquette, qi gong ou yoga, danse, etc.), cognitives (lire, regarder la télévision, utiliser un ordinateur, jouer de la musique, écrire, écouter la radio, peindre, etc.) et sociales (activités bénévoles, clubs, groupes religieux, etc.), avec une baisse du risque démence de respectivement 17%, 23% et 7%.
Les activités physiques et cognitives en particulier étaient associées à une diminution du risque de maladie d'Alzheimer, de respectivement 13% et 34%.
Pour la démence vasculaire, seules les activités physiques semblaient avoir un bénéfice, avec une baisse de ce risque de 33%.
Les chercheurs n'ont pas analysé plus précisément l'effet des différents types d'activités, notamment s'il existait des nuances parmi les activités cognitives passives et actives. Ils font observer que dans trois études, regarder la télévision était considéré comme une activité cognitivement active mais considèrent que cette définition a pu biaiser un résultat et que les effets de cette activité doivent être mieux évalués.
ld/nc/sm/ab

Testez gratuitement pendant 1 mois

Découvrir l’offre

A lire aussi

Occitanie: 30% des utilisateurs de Domoplaies sont des Ehpad

Article 24/01/2023

Consultation complexe hors médecin traitant: le tarif évolue jusqu'à fin janvier

Brève 29/12/2022

CONGRÈS
Alzheimer: les centres et consultations mémoire respectent globalement les recommandations

Article 28/12/2022

Les médicaments potentiellement inappropriés davantage prescrits en Ehpad qu'en ville

Article 27/12/2022

Profitez de toute l’information Gerontonews.com en continu & illimité

  • Articles illimités
  • Dossiers pratiques illimités
  • Newsletter quotidienne
  • Multi-comptes
  • Testez gratuitement pendant 1 mois

Découvrir l’offre
http://amc.ukr.fr/don/

Inscrivez-vous à la newsletter quotidienne gratuite