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Covid: "un peu plus de 12.000" résidents en structure grand âge ont bénéficié du 2e rappel vaccinal

Crédit: Shutterstock/funnyangel

Le ministère se veut encourageant sur la campagne de vaccination anti-Covid en cours dans les Ehpad. Et il ouvre la "quatrième dose" aux personnes de 60 ans et plus, soit certains de vos résidents et de vos professionnels.

On connaît le nombre de doses de "deuxième rappel" vaccinal anti-Covid déjà administrées en France, alors que celle qu'on appelle aussi "quatrième dose" est ouverte aux personnes sévèrement immunodéprimées depuis le 28 janvier, ainsi qu'aux 80 ans et plus et aux résidents d'Ehpad et d'unités de soins de longue durée (USLD) depuis le 14 mars.
Ainsi, au 6 avril, 375.000 doses de deuxième rappel avaient été administrées en France, contre 325.000 deux jours plus tôt, soit une augmentation "significative" pour le ministère des solidarités et de la santé, qui a livré ces données ce 7 avril lors d'un briefing presse consacré à la campagne vaccinale contre le Covid-19.
Cela inclut 230.000 doses administrées à des 80 ans et plus hors Ehpad (soit 13% des personnes éligibles), et "un peu plus de 12.000" doses injectées dans les Ehpad, USLD et résidences autonomie.
Sur la semaine du 28 mars, 130.000 injections de deuxième rappel ont été enregistrées, en hausse de 20% par rapport à la semaine précédente. Cela a fait grimper le nombre total de doses injectées (primo-vaccination ou rappel) à 234.000, contre 178.000 la semaine précédente. Les trois quarts de ces injections ont été réalisées en ville.
Près de 2.300 Ehpad ont commandé des doses de vaccins sur le portail ouvert chaque lundi et mardi via des officines, ce qui constitue un "signal très positif" pour le ministère qui souhaite pour autant "encore activer ce canal" en incitant les établissements à commander.
Plus de 500.000 doses sont commandées chaque semaine sur le portail en ligne, tous professionnels confondus, un chiffre "à peu près stable".
L'Avenue Duquesne a rappelé que les Ehpad pouvaient aussi s'approvisionner dans les pharmacies à usage intérieur (PUI) et que les médecins coordonnateurs pouvaient commander des flacons pour des vaccinations en établissement sur le portail en ligne.
En dehors des Ehpad, les rappels peuvent être effectués dans des centres de vaccination, même si les volumes à réaliser pour l'instant "ne nous condui[sen]t pas à demander aux ARS [agences régionales de santé] la réouverture de centres", a expliqué le ministère, qui mise d'abord sur la vaccination par les professionnels de ville, pharmaciens, médecins et infirmiers.

Un demi-million de 60-79 ans concernés par l'extension de la campagne

Et la nouvelle du jour, c'est aussi l'ouverture de cette deuxième dose de rappel aux personnes âgées de 60 et plus, Olivier Véran l'ayant annoncé au micro de RTL.
Dans un avis publié le 17 mars, la Haute autorité de santé (HAS) s'était dite favorable à un deuxième rappel vaccinal chez les plus de 65 ans à haut risque.
"Suite à une saisine des autorités sanitaires européennes que j'avais faite dans le cadre de la présidence française du Conseil de l'Union européenne, nous allons pouvoir continuer de recommander la deuxième dose de rappel pour les 80 ans et plus", a d'abord déclaré le ministre des solidarités et de la santé, rapportant qu'il y avait eu le 6 avril "25.000 injections" de doses de rappel dans cette tranche d'âge.
"Cela veut dire que le rythme de la vaccination de rappel a plutôt tendance à s'amplifier, et nous allons d'ailleurs proposer de l'amplifier encore, dans les jours à venir, puisque […] nous allons pouvoir ouvrir -ce n'est pas une recommandation, c'est une ouverture, c'est-à-dire pour celles et ceux qui le souhaitent- cette deuxième dose de rappel pour les Français âgés de 60 ans et plus, s'ils sont à six mois de leur dernière injection de rappel", a-t-il ensuite annoncé.
Olivier Véran a fait savoir que cela concernait à ce jour 500.000 Français. "Cela ne représente pas une masse importante mais en période de circulation du virus, c'est autant de réduction d'un impact hospitalier - on sait que nos hôpitaux ont besoin de souffler."
"On sait qu'une deuxième vaccination de rappel, quand on a 60 ans et plus, réduit de 80% le risque d'hospitalisation, de réanimation et de décès", a exposé le ministre, notant avoir "une recommandation en ce sens" du président du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale (COSV), Alain Fischer, et de la HAS.
"Même si ce risque est moins élevé aujourd'hui qu'il l'était avec les variants précédents et lorsqu'il n'y avait pas de couverture vaccinale, il y a un risque résiduel", a-t-il ajouté.
Dans un communiqué diffusé le 6 avril, l'Agence européenne du médicament (EMA) et l'European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC) pointaient pour leur part l'absence de "données claires en faveur d'une utilisation immédiate d'une quatrième dose" chez les 60-79 ans sans problèmes immunitaires, tout en indiquant que "les autorités nationales se référeront aux données locales pour décider d'un recours éventuel à une quatrième dose de vaccin chez les plus de 60 ans à risque".
Et concernant les adultes de 60 ans et moins dont le système immunitaire est "normal", l'EMA et l'ECDC constatent qu'il n'y a actuellement "pas de données concluantes" permettant de dire que l'efficacité vaccinale contre les formes graves de Covid-19 diminue ou qu'il y aurait un avantage à administrer une quatrième dose de vaccin.

Pas de recommandation chez les soignants de moins de 60 ans

La direction générale de la santé (DGS) précise, dans un message DGS-Urgent diffusé ce 7 avril, que "les rendez-vous sont ouverts dès aujourd'hui" pour les 60-79 ans "avec ou sans comorbidité", et que ces derniers peuvent recevoir leur deuxième dose de rappel dès six mois après l'injection du premier rappel ou de la dernière infection.
Pour les personnes ayant été infectées plus de trois mois après leur premier rappel vaccinal, un deuxième rappel n'est "pas nécessaire", ajoute la DGS. Mais "si l'infection est survenue moins de trois mois après le premier rappel, un deuxième rappel est nécessaire", et ce, "au moins six mois après l'infection".
Cette vaccination de rappel, qui "doit être réalisée avec un vaccin à ARN messager (Pfizer-BioNTech en dose classique ou Moderna en demi-dose)", peut être effectuée "en centre de vaccination, dans une officine, un cabinet ou à domicile", précise la DGS.
Elle rappelle par ailleurs que le délai minimal entre les deux doses de rappel est de trois mois pour les 80 ans et plus, les résidents d'Ehpad et USLD et les personnes immunodéprimées.
Il est à noter que dans l'avis du COSV sur lequel le gouvernement se repose pour proposer la deuxième dose de rappel aux 60 ans et plus, est également recommandée "l'injection d'un deuxième rappel vaccinal aux professionnels de santé et du secteur médico-social, dans un objectif d'intérêt collectif", et ce, chez "les professionnels de santé volontaires uniquement".
Le COSV recommande "la mise en oeuvre de cette deuxième dose de rappel [chez les soignants] dans les délais les plus courts possible, compte tenu de la dynamique épidémique actuelle".
Mais, interrogé lors du briefing presse sur cette possibilité chez les personnels soignants en dehors des critères d'âge en place, le ministère des solidarités et de la santé a répondu qu'elle n'était pas d'actualité en l'absence de "signal scientifique suffisant" pour montrer un intérêt sous la barre des 60 ans.

Le "pic du rebond épidémique" a été atteint

Interrogé sur RTL sur la question de savoir si l'on avait "retiré trop tôt" le masque, Olivier Véran a répondu "non". "Comme les scientifiques l'avaient anticipé et comme nous l'avions annoncé, nous avons atteint un pic du rebond épidémique il y a quelques jours, ça fait cinq jours maintenant que ça baisse", a-t-il justifié.
"J'avais annoncé un pic attendu pour début avril, ça a été le cas, j'avais annoncé quelque 140.000-150.000 contaminations par jour en moyenne, c'est le cas, ce qui valide a posteriori notre stratégie", s'est-il félicité. "On peut désormais attendre un pic sanitaire qui ne sera pas du tout au niveau de ce que nous avons connu auparavant, dans les prochains jours, et donc ça ne met pas en péril l'hôpital."
Il a toutefois insisté sur le fait que l'épidémie n'était "pas terminée".
Le taux d'incidence des infections avoisine actuellement les 1.400 cas pour 100.000 habitants, selon les données disponibles sur le site de Santé publique France (SPF).
Raphaël Moreaux et Sylvie Burnouf
sb-rm/ab-eh/cbe/nc

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